Dix militants appartenant à diverses associations de protection
animale ont été arrêtés avec violence (armes sur la tempe notamment) par
une police en cagoule au petit matin du 21 mai et ils sont depuis incarcérés.
La section autrichienne d'Amnesty International a publié un communiqué
exprimant de sérieuses inquiétudes sur les méthodes employées lors de
ces arrestations et sur la façon dont elles ont été motivées.
Ils sont
accusés d'appartenir à une " organisation criminelle " au sens de l'article
278a du Code pénal autrichien.
À ce jour, aucune accusation précise n'a
été portée contre les détenus, aucun interrogatoire n'a eu lieu, et l'accès
à une grande partie des preuves prétendument réunies contre eux leur est
toujours refusé, ainsi qu'à leurs avocats.
Ils sont actuellement maintenus
en détention préventive pour une période de deux mois qui pourrait être
renouvelée.
L'article 278 a été promulgué en 2002 pour lutter contre le
trafic de drogue, le trafic d'êtres humains et d'autres formes graves
de crime organisé.
Pourtant, il est actuellement utilisé pour détenir
dix personnes contre lesquelles aucune accusation de ce type n'a jamais
été portée.
Face à ses faits graves, la mobilisation internationale s'organise.
Des manifestations de soutien ont eu lieu aux Etats-Unis, en Inde, dans
plusieurs pays de la Communauté Européenne dont la France avec des actions
à Paris et à Lyon.
Le 25 juin, un communiqué signé de 174 groupes ou organisations de 32
pays a été envoyé à la presse.
Des citoyens du monde entier ont écrit aux ambassades autrichiennes de
leurs pays, les détenus reçoivent des lettres de soutien, un site international
de solidarité a été créé, une lettre
ouverte sera prochainement envoyée au Président de la Commission Européenne.
A Lyon, un comité de soutien a été créé.
A Montpellier, un comité de soutien
aux militants autrichiens de la protection animale incarcérés vient de
voir le jour
Des actions pacifiques et non-violentes seront mises en place
par ce comité notamment pour informer la population montpelliéraine de
la situation autrichienne.
Nous tenterons d'avoir l'appui de la municipalité
et nous interpellerons les députés européens du Sud-Est de la France afin
qu'ils fassent pression pour que les Droits de l'Homme soit respectés
dans un pays de la Communauté Européenne.
Nous ne manquerons pas de vous
tenir informés de l'évolution de la situation et des actions précises
que nous mettrons en place dans les jours à venir.
Contact presse : Dominique
Joron 06 88 57 42 06 Courriel : dom@clam34.org