Collectif Libération Animale
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Mouvement international pour
l'abolition de la viande
Revendication, à l'échelle internationale, de l'abolition de la viande.

La viande cause plus de souffrance et de mort qu'aucune autre activité humaine. La consommation de viande implique la négation de la sensibilité des animaux mangés ou l'indifférence à ce qu'ils endurent. Cette négation et cette indifférence ont aussi des répercussions sur le manque de considération qui est accordé à la sensibilité en général - humaine et non humaine. En particulier, la consommation de viande est un frein à la prise en compte des intérêts des animaux dans bien d'autres domaines.

L'histoire de l'esclavage humain et des campagnes d'abolition aux XVIIIe et XIXe siècles nous a convaincus que le mouvement animaliste devait maintenant exprimer une demande d'interdiction de la viande, sous la forme d'une revendication politique claire, susceptible de convaincre et d'être reprise par le plus grand nombre.
Nous avons créé une liste de travail sur Internet, et nous sommes mis d'accord pour formuler cette revendication comme suit :

Parce que la production de viande implique de tuer les animaux que l'on mange,
parce que nombre d'entre eux souffrent de leurs conditions de vie et de mise à mort,
parce que la consommation de viande n'est pas une nécessité,
parce que les êtres sensibles ne doivent pas être maltraités ou tués sans nécessité,
l'élevage, la pêche et la chasse des animaux pour leur chair, ainsi que la vente et la consommation de chair animale, doivent être abolis.

Cette résolution a été conçue pour se fonder sur une conviction largement partagée, tous pays confondus (" les êtres sensibles ne doivent pas être maltraités ou tués sans nécessité "), et sur une logique difficilement contestable (" la viande oblige à tuer et maltraiter des animaux " + " la viande n'est pas nécessaire " = " la viande doit être abolie ").

Chacun peut contribuer à lancer l'idée de cette revendication et à promouvoir un mouvement international qui la porte, ceci pour qu'elle atteigne son objectif, au moins dans certains pays, avant la fin de ce siècle.
Ce ne sera pas la fin de toute exploitation des animaux, ni celle du spécisme, encore moins la disparition de toute souffrance animale, mais ce sera néanmoins un progrès réel, sur la base duquel d'autres progrès pourront être obtenus.

Ce projet doit pouvoir être développé par chacun de la manière qui lui convient, de la même façon que la revendication d'abolition de l'esclavage a été soutenue par des groupes et individus très divers.

Vous pouvez lire quelques textes complémentaires, qui expliquent et précisent cette démarche, sur le site personnel d'Antoine Comiti, qui est à l'origine de cette réflexion : abolition blog
Un début de FAQ peut également être consulté
Un élément décisif pour donner corps à ce projet réside dans les échanges entre les parties intéressées : prendre connaissance des avis des uns et des autres sur la proposition qui est faite, en débattre, permettre aux différentes composantes du mouvement de s'informer mutuellement sur leurs initiatives, leurs stratégies, leurs problèmes, leurs moyens, et au besoin de s'organiser afin de conjuguer leurs efforts. Pour cela nous vous invitons à rejoindre la liste de discussion en français sur laquelle a été élaborée la résolution ou la liste internationale (en anglais) qui vient d'être créée.

Nous serions heureux d'apprendre que des listes ou forums en d'autres langues ont été ouverts par certains d'entre vous sur le thème de l'abolition de la viande.
Merci de nous faire part de vos questions et réactions soit sur les listes précitées, soit à cette adresse : contact@m-eat.org.

Les membres de la liste abolitiongroup@yahoogroupes.fr

Plaquette d'information

Si vous souhaitez faire connaître autour de vous le Mouvement Mondiale pour l'Abolition de la Viande, voici une plaquette de 4 pages que vous pouvez télécharger [cliquez sur l'image à gauche]. Sur la quatrième de couverture, en dessous des mots "contact local" vous pouvez rajouter les coordonnées de votre groupe.
Une version spécifique pour le CLAM est également disponible : [cliquez ici]


Tract destiné au grand public
Pour en commander en quantité, merci d'envoyer un mail à
contact@m-eat.org

Un article très complet sur l'abolition de la viande dans le n°29 des Cahiers Antispécistes

Vous pouvez le commander au prix de 5 € soit en nous écrivant clam34@gmail.com, soit en nous téléphonant au 06 88 57 42 06 soit en le commandant directement aux Cahiers Antispécistes.

La brochure explicative, à télécharger et à diffuser sans modération
Résumé. La thèse défendue dans cet article est qu’il faut dès maintenant œuvrer explicitement à l’interdiction légale de la production et de la consommation de chair animale. C’est à la fois une mesure nécessaire et une mesure qu’il est possible d’obtenir sans attendre une révolution des mentalités ou de l’organisation de nos sociétés.
« On ne doit pas maltraiter ou tuer des animaux sans nécessité » : partout dans le monde, ce précepte fait partie de la morale commune. Partout dans le monde, la consommation alimentaire de produits animaux est la cause principale pour laquelle des humains maltraitent et tuent des animaux, sans nécessité.
Le précepte précité n’est pas dénué d’impact : des personnes refusent de consommer des produits d’origine animale, d’autres réduisent leur consommation de viande, d’autres encore choisissent des produits issus d’élevages offrant quelques garanties sur le traitement des animaux ; des pays adoptent quelques lois protégeant les animaux d’élevage. Mais cela ne suffit pas à inverser la tendance : le nombre d’animaux élevés et pêchés dans le monde croît inexorablement, tandis que l’élevage industriel se généralise.
Il est illusoire d’attendre que les dispositions adoptées en faveur du bien-être animal finissent par assurer des conditions de vie et de mort décentes aux milliards d’animaux mangés chaque année : les éleveurs peuvent difficilement se résoudre à faire passer le bien-être des bêtes avant la rentabilité de leur exploitation, et on ne dispose ni des espaces ni de la main d’œuvre requis pour traiter tant d’animaux avec soin.
La prise de conscience du fait que production de chair animale a un impact environnemental désastreux ne conduira pas nécessairement à une amélioration du sort réservé aux bêtes : si l’intérêt des animaux n’est pas pris en compte en tant que tel, cette prise de conscience peut au contraire déboucher sur une intensification de l’élevage.
Le contraste entre les devoirs que les humains reconnaissent avoir envers les bêtes et la façon dont ils les traitent concrètement n’implique pas que les bonnes intentions affichées ne soient qu’hypocrisie. Ce contraste nous apprend toutefois que les changements spontanés de comportement des consommateurs ne constituent pas une force suffisante pour mettre fin à la boucherie. Il y a des raisons à cela. C’est par ailleurs une situation très commune : on ne réussit pas non plus à résoudre les problèmes de l’insécurité routière, de la pollution, de la misère humaine, de la maltraitance des enfants… en comptant uniquement sur la capacité de chacun à modifier ses habitudes pour y porter remède, même lorsqu’il qu’il est largement admis qu’il s’agit de maux.
Pour mettre un terme au sort hideux réservé aux animaux mangés, il faut que la question soit portée (aussi) au niveau politique. Il s’agit d’enclencher un processus qui s’achèvera par l’adoption de lois interdisant la prédation (chasse, pêche) et la production (élevage) d’animaux pour la consommation humaine. Les institutions publiques ont également un rôle à jouer dans la reconversion des travailleurs dont le revenu dépend de ces activités.
Ce processus commence par l’expression publique de la revendication d’abolition de la viande.