Antispécisme L'HOMME EST-IL SUPERIEUR AUX AUTRES ANIMAUX ? |
Répondre oui est une évidence pour bon nombre d'humains qui ne peuvent ou ne veulent pas se remettre en question.Conscience : L'animal n'aurait pas de conscience. Cette affirmation peut elle être prouvée? Chaque espèce n'aurait-elle une conscience propre à son espèce, sans possibilité de connection avec les autres espèces. Pas de conscience du bien ou du mal (du moins comme nous l'interprétons.) L'homme seul fait du mal. Les carnivores, certains insectes peuvent faire "mal" à leurs proies. Mais on ne peut pas dire que c'est mal car ils ne peuvent faire autrement (pour leur alimentation, procréation etc..) Alors que par contre, l'homme peut faire "mal" alors que rien ne le contraint. La violence est le propre de l'homme. Il est omnivore donc il peut ne pas se nourrir d'animaux. Il semblerait que ce soit les conditions de la domestication / asservissement des animaux qui a poussé la violence humaine à son paroxysme (génocides, guerres, emprisonnement, esclavage sans oublier l'horreur suprême ce que nous faisons subir aux animaux aux quotidiens et depuis des milliers d'années.) Raison : l'animal n'aurait pas de raison. Sur quelles recherches scientifiques objectives s'appuie-t-on pour affirmer cela ? L'animal doué de pensées raisonne forcément mais bien évidemment à son propre niveau afin de répondre à ses besoins (tout comme nous mais nos besoins sont différents)
Instinct : L'animal captif depuis sa naissance à besoin d'une éducation pour retourner à la nature. Ce qui prouve que l'instinct ne fait pas tout pour l'animal. Par contre, nos actes de la vie sont aussi guidés par l'instinct. On fanfaronne devant les filles, on s'exhibe en boite de nuit; tout cela correspond au parade nuptiale que fait le male devant la femelle. Contrainte : par contre, l'homme est le seul animal à s'inventer des contraintes comme le travail, l'argent, les guerres. Régulation :l'homme est incapable de gérer sa démographie qui est exponentielle. Language : un language évolué différencie l'homme des autres animaux. L'homme ne communique qu'avec lui-même et encore les différentes langues ne permettent que rarement de se comprendre. Par contre, les animaux ont aussi leurs propres moyens de communication. Ils communiquent donc entre-eux et certainement mieux que nous le faisons.
Au sommet de l'évolution:
Une intelligence supérieure: sur l'échelle du temps (de la naissance de la terre à aujourd'hui) cela ne fait que quelques secondes que l'homme a créé des outils, maitrisé le feu. Etc. Il faut arrêter de se gargariser. Quelques secondes, c'est infime ! Ethisme : peu de personnes font preuve réellement d'une attitude éthique. Elles peuvent être certes aidéee par l'éducation si celle-ci est bien dispensée. Mais l'homme, prisonnier de son quotidien, n'a pas le temps de réfléchir sur ce qu'il fait. Le racisme n'a été combattu que par quelques personnes trouvant cela innaceptable. Pendant des siècles, la quasi majorité ne s'est pas interposée, estimant cela normal. Etre opposé au racisme aujourd'hui n'est pas forcément la preuve d'une évolution. On pense comme les autres tout simplement. Si les antiracistes d'aujourd'hui réfléchissait un peu, ils évolueraient fatalement et logiquement vers l'antispécisme. Ils n'attendraient pas que des philosophes le leurs suggèrent. Ils n'attendraient que le spécisme deviennent un délit. Assistanat / communisme : notre mode de vie, compartimenté, fragmenté selon telle ou telle profession fait de nous des assistés par rapport aux autres animaux sauf ceux vivant en meute ou en harde mais le processus est différent car un animal isolé arrivera à vivre ce qui n'est pas le cas de l'homme. Un scientifique seul sera moins habile dans la nature pour vivre que n'importe quel autre animal. Idem pour le manuel. Anthropomorphisme : un cheval n'est pas un ours. Un renard n'est pas une loutre. Un chat n'est pas un homme. Chaque espèce a son propre moyen de communication, ses propres réactions répondant à tel événement. Le fait que l'animal réagit différemment (ou ne semble pas réagir car on ne connait pas ses codes) de nous n'est pas source d'infériorité mais de différence. Le comparer à nous, s'attendre à ce qu'il ait les mêmes réactions que nous est une erreur. L'anthropomorphisme est aussi mauvais que le spécisme. Souffrance :pour étayer ce qui est dit plus haut. Les animaux (dotés d'un système nerveux) peuvent ressentit le plaisir/déplaisir. Toutefois, ils peuvent avoir une différence avec nous dans l'expression de la souffrance. Même chez nous, l'enfant exprimera sa souffrance en pleurant alors que l'adulte ne pleure pas (même quand il a mal aux dents et on ne va pas en conclure qu'il n'a pas mal aux dents !) On notera d'ailleurs que le novillos bleugle sous les coups de son tortionnaire à l'inverse du taureau qui gardera un silence trompeur.
Nivellement des différences : au cours de l'histoire, les différences entre humains ont pratiquement disparu. La royauté, quand elle existe encore, n'est plus considérée comme supérieure parce que plus proche de Dieu. Idem pour la noblesse, la servitude du serf n'existe plus. Certes, il y a encore des riches et des pauvres mais les riches ne sont pas supérieurs aux pauvres comme pouvait l'être le seigneur face à son serf. Il s'agissait d'une supériorité divine. Le racisme est condamné; mieux même le concept de race est caduque.
Différence : effectivement, il y a des différences fondamentales entre un homme et un animal, comme entre une taupe et un lapin.... Différence n'est pas supériorité ou infériorité. On ne peut comparer que ce qui est comparable. Par exemple : une table est-elle supérieure à un avion? On ne peut pas répondre car leurs utilisations sont très différentes. Pour aller d'un point à un autre, l'avion sera supérieur mais pour manger, lire, travailler on préferera une table.
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